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Cinéphilie

Cinéhile

La cinéphilie fut une culture car elle possède ses propres codes distinctifs, son propre discours. Être cinéphile, c'était être à la fois spectateur et critique. En ce sens la cinéphilie fut une pratique de vie, seul ou en bande, entendue comme façon de réfléchir l'art et le monde.

Le cinéphile est indissociable de la « salle obscure », unique lieu permettant à cette époque la vision d'un film, que ce soit dans une salle de cinéma ou dans un ciné-club (les cinéphiles se montrent peu enthousiaste aux rediffusions d'une télévision naissante). Dans les salles de cinéma, les cinéphiles se placent rituellement aux trois premiers rangs pour ne plus voir le cadre et d'être entièrement absorbés par le film, sans recul possible. Car le nécessaire travail de réflexion ne doit pas entraver le premier regard. On peut en cela considérer trois aspects majeurs de la cinéphilie : d’abord l’enchantement du spectateur (le ravissement, la perte de soi, la fascination); ensuite l’enregistrement (le contact du réel, le travail percé par la présence du réel, que ne retrouve aucune forme de montage); enfin la projection (il n’y a pas de cinéphilie hors salle).

La critique passe par la parole, durant les débats des ciné-clubs par exemple, mais surtout par l'écriture. Souvent écrites par et pour des cinéphiles, les revues furent un important facteur de réunion de la cinéphilie. Ces périodiques permirent aussi aux critiques-cinéphiles d'être reconnus par la critique française du moment. Parmi les plus célèbres de ces revues, notons Les Cahiers du cinéma, Positif, Les Lettres françaises et L'Écran français.